C'est surtout la différence de coût d'infrastructure entre un nouveau kilomètre de métro et un nouveau kilomètre de site propre qui fait relativiser le "tout souterrain" en matière de transport public...
Vu la circulation de plus en plus difficile des véhicules de transport en commun dans les grandes ou plus petites villes, vu que la vitesse commerciale de ces véhicules ne cesse de baisser pour se situer, à Bruxelles par exemple, à du 17 km/h (!), je suggère que ces véhicules soient désormais prioritaires, après les ambulances, les véhicules des pompiers et les voitures de police, sur tous les autres véhicules ainsi que sur les piétons. En ce qui concerne les trams, ils sont déjà prioritaires sur les piétons, à Bruxelles.
Il devrait en être de même pour les bus: on n'arrête pas un véhicule de ce gabarit comme une voiture, simplement parce qu'un piéton décide de traverser une chaussée, parfois à la dernière seconde.
Pour argumenter ceci, je dirais que outre la vitesse commerciale tout à fait médiocre des transports en commun de surface, leur fréquence de passage est dérisoire face aux besoins réels de toute une frange de la population: celle qui les emprunte déjà quotidiennement mais aussi celle des automobilistes qu'elle dissuade totalement de les emprunter.
Par ailleurs, encore une fois les trams et bus ne sont pas des engins que l'on peut arrêter pile devant le moindre obstacle ou alors on soumet leurs passagers au jeu des voitures tamponneuses ! Combien de fois je n'ai pas vu des personnes tomber dans des bus à cause de ces arrêts brusques !
Cette mesure ne devrait pas seulement valoir dans les villes mais sur toutes les routes du territoire pour les raisons évoquées ci-dessus.
Elle devrait pouvoir entrer en vigueur le plus rapidement possible, par exemple, à partir de janvier 2010, le temps de laisser l'opportunité à la classe politique de l'examiner et d'étudier ses implications sur l'actuel code de la route.
@Monsieur Van Muy, la proposition que vous faites a dû certainement traverser l'esprit de nombreux usagers des bus car j'y ai déjà pensé et d'autres personnes me l'ont également suggérée. Elle mérite à tout le moins d'être étudiée en collaboration avec l'IBSR par exemple. Pour ajouter de l'eau à votre moulin, il faut bien reconnaître que les freinages brusques des bus se produisent également du fait de certains automobilistes. Hors, il faut bien constater que ceux-ci sont plus prudents face au tram. Il est probable que le fait de savoir qu'en cas d'accident, ils seront en tort influence leur comportement. Par ailleurs, il est aberrant de constater que des bus transportant une centaine de personnes soient bloqués par des voitures généralement occupées par le seul conducteur.
D'un point de vue législatif, votre proposition devrait se traiter au niveau fédéral. Je ne manquerai pas de relayer cette idée auprès de mes collègues siégeant à ce niveau. Par ailleurs, si je siège encore après les élections, je pourrai très bien déposer une proposition de résolution du Parlement bruxellois demandant une telle mesure au Gouvernement fédéral.
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Date de publication : le vendredi 3 avril 2009 à 11:34
C'est surtout la différence de coût d'infrastructure entre un nouveau kilomètre de métro et un nouveau kilomètre de site propre qui fait relativiser le "tout souterrain" en matière de transport public...
Et dépaver (depave.org) les rues bien orientées, ce serait considéré comme extrémiste, tu crois? :)
Vu la circulation de plus en plus difficile des véhicules de transport en commun dans les grandes ou plus petites villes, vu que la vitesse commerciale de ces véhicules ne cesse de baisser pour se situer, à Bruxelles par exemple, à du 17 km/h (!), je suggère que ces véhicules soient désormais prioritaires, après les ambulances, les véhicules des pompiers et les voitures de police, sur tous les autres véhicules ainsi que sur les piétons. En ce qui concerne les trams, ils sont déjà prioritaires sur les piétons, à Bruxelles.
Il devrait en être de même pour les bus: on n'arrête pas un véhicule de ce gabarit comme une voiture, simplement parce qu'un piéton décide de traverser une chaussée, parfois à la dernière seconde.
Pour argumenter ceci, je dirais que outre la vitesse commerciale tout à fait médiocre des transports en commun de surface, leur fréquence de passage est dérisoire face aux besoins réels de toute une frange de la population: celle qui les emprunte déjà quotidiennement mais aussi celle des automobilistes qu'elle dissuade totalement de les emprunter.
Par ailleurs, encore une fois les trams et bus ne sont pas des engins que l'on peut arrêter pile devant le moindre obstacle ou alors on soumet leurs passagers au jeu des voitures tamponneuses ! Combien de fois je n'ai pas vu des personnes tomber dans des bus à cause de ces arrêts brusques !
Cette mesure ne devrait pas seulement valoir dans les villes mais sur toutes les routes du territoire pour les raisons évoquées ci-dessus.
Elle devrait pouvoir entrer en vigueur le plus rapidement possible, par exemple, à partir de janvier 2010, le temps de laisser l'opportunité à la classe politique de l'examiner et d'étudier ses implications sur l'actuel code de la route.
Qu'en pensez-vous, Madame Delforge ?
@Monsieur Van Muy, la proposition que vous faites a dû certainement traverser l'esprit de nombreux usagers des bus car j'y ai déjà pensé et d'autres personnes me l'ont également suggérée. Elle mérite à tout le moins d'être étudiée en collaboration avec l'IBSR par exemple. Pour ajouter de l'eau à votre moulin, il faut bien reconnaître que les freinages brusques des bus se produisent également du fait de certains automobilistes. Hors, il faut bien constater que ceux-ci sont plus prudents face au tram. Il est probable que le fait de savoir qu'en cas d'accident, ils seront en tort influence leur comportement. Par ailleurs, il est aberrant de constater que des bus transportant une centaine de personnes soient bloqués par des voitures généralement occupées par le seul conducteur.
D'un point de vue législatif, votre proposition devrait se traiter au niveau fédéral. Je ne manquerai pas de relayer cette idée auprès de mes collègues siégeant à ce niveau. Par ailleurs, si je siège encore après les élections, je pourrai très bien déposer une proposition de résolution du Parlement bruxellois demandant une telle mesure au Gouvernement fédéral.