jeu 5 juin 2008
En cas de panne des distributeurs automatiques de tickets, l’usager est pénalisé
05 06 2008
L’augmentation de tarif du ticket de transport acheté dans le véhicule pénalise les usagers qui ne peuvent l’acheter préalablement au cas où l’appareil automatique de vente est en panne, ce qui arrive régulièrement et ce dont ils ne sont a priori nullement responsables. Une question orale à Pascal Smet en commission de l’infrastructure du mercredi 21 mai 2008
Mme Céline Delforge.- La STIB a fait le choix de faire payer 2 euros au lieu d'1,5 euro les titres de transport uniques lorsqu'ils sont achetés dans les véhicules, ceci pour diminuer la perte de temps liée à cet achat. Afin de moins pénaliser les usagers occasionnels, des distributeurs de titres de transport ont été installés près des arrêts STIB d'importance.
Malheureusement, il faut constater que ces automates sont déjà très régulièrement en panne. Cela signifie que l'usager ne peut plus compter sur eux pour acheter son titre de transport et que c'est en fonction de la bonne marche de ces appareils qu'il devra payer 1,5 ou 2 euros pour un trajet. De plus, les cartes de plusieurs trajets, qui permettent de payer les trajets moins cher, sont disponibles aux automates mais pas dans les véhicules de la STIB.
Cela signifie que la différence de prix pourra de facto être encore plus élevée en cas de panne de l'appareil.
La prévisibilité et la fiabilité sont des éléments clés en matière de transport en commun, y compris au niveau du prix.
Pouvez-vous me dire, M. le ministre, quelles dispositions sont-elles prises pour ne pas pénaliser le voyageur qui se trouve dans l'impossibilité matérielle d'effectuer le choix le plus économique à cause de la défaillance des appareils de vente de titres de transport ?
Mme la présidente.- La parole est à M. Smet.
M. Pascal Smet, ministre.- Je voudrais avant tout vous préciser que les automates de vente placés aux principaux arrêts de surface ne sont pas venus se substituer, mais bien se rajouter, aux 400 points de vente déjà présents en Région bruxelloise.
Ce réseau de 400 points de vente, constitué notamment de librairies, de grandes surfaces et d'automates de vente en station, a démontré son efficacité en 2007 en permettant une réduction de près de 50% du nombre de titres achetés à bord des véhicules. La liste des points de vente les plus proches est d'ailleurs mentionnée sur chaque poteau d'arrêt de la STIB, ce qui permet au client de s'organiser à sa meilleure convenance.
En ce qui concerne les automates de vente de surface, qui sont venus se rajouter au réseau de vente déjà en place, 58 sont à ce jour en service, 5 sont en cours de connexion et 7 supplémentaires seront prochainement installés. Sur les 58 automates déjà en service, le paiement par carte bancaire est en cours de déploiement et sera opérationnel dans les semaines à venir.
Les pannes rencontrées dans la phase de déploiement de ces automates sont connues et en voie de résolution. Une fois cette phase de rodage terminée, l'objectif de la STIB est de pouvoir assurer un service de maintenance offrant un délai d'intervention le plus bref possible (4 heures ouvrables). Ceci afin de garantir un service maximal à la clientèle qui a droit à ce genre de services.
Mme la présidente.- La parole est à Mme Delforge.
Mme Céline Delforge.- J'espère que le problème de panne sera résolu. Sur les 400 points de vente, de nombreux libraires ne vendent les titres de transport de la STIB qu'à leurs clients habituels.
Quant aux grandes surfaces, elles ne sont pas toujours la solution la plus aisée en termes de temps (files d'attente). Enfin, le dimanche, la plupart des points de vente sont fermés. Il est impératif que les automates fonctionnent et il conviendrait que le voyageur qui a été dans l'impossibilité d'acheter un titre de transport hors du bus ne soit pas pénalisé.
M. Pascal Smet, ministre.- Je suis d'accord avec les propos de Mme Delforge, sauf avec sa dernière phrase.