mar 18 mar 2008
Montée à l’avant dans les bus; quel impact sur la vitesse commerciale?
18 03 2008L’instauration généralisée de la montée à l’avant dans les bus de la STIB génère des problèmes importants de vitesse commerciale ? La question a-t-elle été étudiée ? Et si oui, quel est l’impact exact en terme de coût ? Une question écrite à Pascal Smet publiée dans le Bulletin des Questions et Réponses n°7 du 1er mars 2006
Monsieur le ministre, la STIB vient d'étendre le système de montée à l'avant dans les bus aux lignes exploitées par des véhicules articulés à partir de vingt heures en soirée. Ce système est déjà d'application en permanence sur les bus non articulés. A ce niveau déjà, il faut constater des problèmes de vitesse commerciale créés par la montée à l'avant sur les lignes à haute fréquentation aux heures de pointe. Ce problème est tel que certains bus prennent tellement de retard qu'ils finissent par être rattrapés, voire dépassés par le bus suivant.
Ce problème se pose également en soirée sur la ligne 71 qui est particulièrement prisée des étudiants de l'ULB dont les derniers cours se terminent à 20 heures. D'importantes pertes de temps lors de la montée des passagers sont constatées.
Or, nous savons que la question de la vitesse commerciales est fondamentale, tant pour les voyageurs qu'en termes financiers. Monsieur le ministre peut-il me dire si une étude éventuelle du coût de la montée à l'avant a été effectuée au regard de la perte indéniable de vitesse commerciale et le cas échéant communiquer ce coût ?
Réponse : L'expérience a montré que, lors de la mise en place de la montée à avant, on assiste effectivement, pendant une certaine période, à une augmentation variable des temps de parcours selon les lignes; variations qui se résorbent dans les semaines qui suivent.
Sur les lignes 71 et 95 plus particulièrement, il est exact que les essais sont en cours pour y implanter la montée à l'avant. Une augmentation des temps de parcours, prévisible en période d'instauration de la mesure, a été constatée.
Dans le cas de la ligne 95, les temps de parcours ont déjà diminué pour s'approcher des temps de parcours normaux. Ceci s'explique par le fait que les usagers de cette ligne ont déjà l'habitude de la montée à l'avant. En effet, les lignes 95 et 96 ont un long tronçon commun. Les voyageurs prennent donc indifféremment l'une ou l'autre de ces lignes. Or, sur la ligne 96, la mesure est d'application depuis début avril 2004.
Par contre, sur la ligne 71, on ne constate pas encore de stabilisation. La STIB analyse régulièrement l'évolution de ces tempsde parcours. Mais, à l'heure actuelle, il est trop tôt pour se prononcer et pour en tirer des conclusions en termes financiers.
Par ailleurs, indépendamment de la montée à l'avant, nous développons une politique d'extension des sites propres et des commandes à distance des feux de signalisation, dans le but de contrecarrer les effets de la congestion du trafic, qui a manifestement un effet prépondérant sur la vitesse commerciale. Le gouvernement vient d'approuver, le 23 mars 2006, le programme 2006-2010 d'amélioration de la vitesse commerciale des transports publics.